Facebook Twitter
Suivez-nous
Toute la valeur du monde
Accueil Recrutement | Ressource non institutionnelle

Ressource non institutionnelle

Devenir responsable de ressource non institutionnelle… pourquoi pas ?

Devenir responsable de ressource non institutionnelle, c’est poser un geste d’accueil pour permettre à des personnes présentant une DI ou un TED de vivre dans la communauté et d’avoir un véritable chez-soi. Devenir responsable de ressource non institutionnelle, c’est aussi créer un milieu de vie qui favorise le développement de l’autonomie résidentielle, sociale et communautaire de la personne.

Devenir responsable de ressource non institutionnelle, c’est surtout se donner la possibilité de vivre autrement et de s’investir personnellement et de manière signifiante auprès d’enfants, d’adolescents, d’adultes ou de personnes aînées.

Créer un milieu de vie

Le CRDI de Québec voit à la coordination et à la gestion de près de 300 ressources non institutionnelles afin de procurer aux usagers de ses services, un milieu de vie résidentiel leur permettant de s’intégrer à la communauté et ce, sur l’ensemble de son territoire.

Quand vous devenez responsable de ressource non institutionnelle pour créer un milieu de vie riche et signifiant, vous souhaitez offrir l’ensemble des services de gîte, de couvert, de soutien et d’assistance nécessaires et requis par les personnes que vous accueillez, sur une base de 24 heures quotidiennement, 7 jours par semaine.

Selon le niveau de soutien requis par l’enfant, l’adulte ou la personne aînée présentant une DI ou un TED et en fonction de ses besoins spécifiques, différentes formules de ressources non institutionnelles sont possibles (ressource de type familial (RTF), ressource intermédiaire (RI), ressource intermédiaire spécialisé (RIS)).

Illustration fictive d’une démarche d’accréditation

Après plusieurs semaines de discussion et de réflexion, monsieur Belhumeur et madame Beausoleil prennent la décision de faire les démarches pour devenir responsables de ressource non institutionnelle au CRDI de Québec. Ils ont le goût de relever le défi de travailler avec des personnes ayant une déficience intellectuelle (DI) ou un trouble envahissant du développement (TED).

Ils téléphonent au CLSC près de chez eux et apprennent qu’il y aura justement une soirée d’information offerte par le CRDI de Québec d’ici quelques semaines. Cette soirée d’information vise à expliquer aux personnes intéressées à devenir responsable de ressources non institutionnelles, quel est le processus de sélection et à leur présenter également la clientèle du CRDI de Québec, à savoir les personnes qui présentent une DI ou un TED.

Ils contactent donc le CRDI de Québec pour connaître la date de cette soirée d’information. Ils constatent déjà que cela sera plus difficile qu’ils ne le croyaient. En effet, l’évaluatrice responsable du recrutement leur pose toutes sortes de questions : Ont-ils une résidence, des enfants ? Qu’ont-ils à offrir ? Quelle est leur motivation? Sont-ils en bonne santé ? Peuvent-ils assumer les frais requis pour le premier mois d’opération de la résidence? Ont-ils des antécédents judiciaires, etc. Madame Beausoleil et monsieur Belhumeur trouvent même que certaines questions de l’évaluatrice sont très personnelles. Le couple réalise bien que le processus de sélection est très rigoureux et très sérieux. Ils décident tout de même de se présenter à la soirée d’information.

Cette première rencontre est bien structurée et répond à plusieurs interrogations, particulièrement sur le profil des personnes qui présentent une DI ou un TED qui doivent intégrer une ressource non institutionnelle. Ils apprennent que des enfants, des adolescents, des adultes et des personnes ainées vivent en résidence non institutionnelle, qui est adapté selon leurs besoins. Ils réalisent également qu’il y a plusieurs types de résidence pour répondre aux besoins plus ou moins complexes des usagers: les ressources de type familial, les ressources intermédiaires, les ressources intermédiaires spécialisées.

Pour une première rencontre, ils s’aperçoivent qu’il y a beaucoup d’information à digérer, mais ils décident de poursuivre le processus. Ils doivent fournir d’abord des références à leur sujet. Ces références doivent être obtenues auprès de leurs employeurs actuels ou antérieurs, de connaissances personnelles, de leur médecin de famille et même du service de police afin de vérifier s’ils ont des antécédents judiciaires.

Lorsque l’évaluatrice responsable du recrutement a reçu les documents demandés, on fait l’analyse du dossier afin de prendre une décision quant à la poursuite du processus d’évaluation. Si le dossier est refusé, un avis écrit est transmis aux candidats. Par ailleurs, si leur candidature est acceptée, le couple est convoqué pour une première entrevue. Durant cette entrevue, l’évaluatrice leur pose des questions bien précises : vie personnelle, vie familiale, valeurs, sexualité, religion, etc. Il faut souligner que le processus de sélection peut prendre fin à n’importe quel moment (après les références, après la première entrevue, après la deuxième entrevue et il arrive aussi que les postulants ne soient pas retenus même s’ils ont fait le processus au complet).

Lors de la deuxième entrevue, l’évaluatrice pose des questions pertinentes concernant le sens de l’organisation du couple Belhumeur-Beausoleil. Quels sont, selon eux, les rôles d’un responsable de résidence? Qui gèrera le budget? Quel sera le partage des tâches au sein du couple? Que connaissent-ils de personnes qui présentent une déficience intellectuelle ou un trouble envahissant du développement. À la troisième entrevue, monsieur Belhumeur et madame Beausoleil doivent se prononcer sur des mises en situation qui font référence à des situations réelles.

Le processus de sélection est terminé et, après analyse de leur dossier, leur candidature est retenue par le CRDI de Québec. Le couple Belhumeur-Beausoleil a consacré beaucoup d’énergie afin d’obtenir son accréditation et le CRDI de Québec leur en est reconnaissant. Le meilleur est à venir…

Quelques semaines plus tard, l’établissement a un projet à offrir au couple. Le dossier est maintenant transféré à un intervenant ressource qui assurera le suivi de cette nouvelle résidence. Une première rencontre est planifiée afin de procéder à la signature du contrat et à la remise du cahier d’information des responsables de ressource. Entre temps, la demande officielle de reconnaissance d’une ressource est acheminée à l’Agence de santé et de services sociaux de la Capitale-Nationale.

Après la signature du contrat, l’intervenant ressource communique avec le couple Beausoleil-Belhumeur afin de les rencontrer pour leur présenter un usager qui est en attente de service. Le couple est très heureux que la procédure de placement se fasse si rapidement et réalise enfin que les efforts en valaient la peine. Il s’agit d’une femme de 57 ans, ayant une déficience intellectuelle légère. Elle aime lire, elle est capable de gérer elle-même son budget et elle peut faire ses achats. Elle est autonome pour plusieurs des activités de la vie quotidienne ainsi que pour la grande partie des activités de la vie domestique et communautaire. Cependant, cette personne est épileptique. Elle fait de trois à quatre crises d’épilepsie importantes par mois, ce qui la limite pour ses sorties et pour les activités dans la communauté dont elle pourrait bénéficier. Vu son état, elle doit être constamment accompagnée. À la suite de cette brève présentation, le couple donne son accord afin de poursuivre la démarche d’accueil.

Voilà donc venu le moment d’une première rencontre avec l’usagère. Deux intervenants du CRDI de Québec, accompagnés de l’usagère et de sa sœur, visitent alors le couple Beausoleil/Belhumeur pour faire connaissance. Le courant passe immédiatement entre madame Beausoleil, l’usagère et sa sœur. Monsieur Belhumeur offre même à l’usagère de choisir la chambre qu’elle veut occuper… privilège légitime puisqu’elle arrive en premier. La décision est prise… elle emménagera dans sa nouvelle résidence d’ici quatre jours, avec l’aide et le soutien de son intervenante communautaire.

Heureux de se tourner vers ce nouveau projet de couple, monsieur Belhumeur et madame Beausoleil sont conscients qu’ils offrent la possibilité à des personnes présentant une DI ou un TED d’avoir un vrai chez-soi.

Source : Illustration fictive d’une démarche d’accréditation - Michel Lessard - intervenant ressource – CRDI de Québec

Profil des candidats recherchés

Le CRDI de Québec est continuellement à la recherche de personnes pour devenir responsable de ressources non institutionnelles.

Critères d’admissibilité :

  • Personne seule ou en couple capable de s’investir dans une relation d’aide
  • Personne âgée entre 25 et 55 ans
  • Bonne santé physique et mentale
  • Être ouvert et respectueux des valeurs des personnes, de leur famille et de l’établissement
  • Être confortable pour procurer des soins de base (hygiène, habillement, etc.)
  • Intérêt et bonne connaissance de la clientèle du CRDI de Québec
  • Capacité à travailler en équipe multidisciplinaire et avec les familles des usagers
  • Volonté de travailler en concertation et à appliquer toute recommandation clinique
  • Capacité d’assurer une saine gestion financière de la ressource

L’engagement demandé aux responsables de ressources non institutionnelles est reconnu par une rétribution financière établie par le ministère de la Santé et des Services sociaux. La compensation financière est réglementée et uniforme pour tout le Québec.

Pour répondre à des besoins plus complexes

Certains usagers nécessitant un placement en milieu résidentiel peuvent présenter des besoins plus complexes d’intervention ou de soutien. À cet égard, le CRDI de Québec recrute également des personnes (ayant une formation pertinente en technique d’éducation spécialisée, en psychoéducation ou en service social par exemple) qui ont une connaissance plus approfondie de l’intervention nécessaire en milieu résidentiel pour les personnes de tout âge présentant une DI ou un TED.

Devenir responsable d’une ressource non institutionnelle plus spécialisée devient donc une belle occasion, pour une personne qui a la formation requise, de profiter des avantages d’être travailleur autonome. Travailler pour soi c’est non seulement un projet de vie différent, mais surtout c’est se donner une qualité de vie tout en mettant à profit ses connaissances académiques.

Devenir responsable de ressource non institutionnelle vous intéresse ?

Pour le CRDI de Québec, la recherche de nouveaux responsables de ressources non institutionnelles demeure une préoccupation constante. La démarche de recrutement s’avère un processus de sélection consciencieux témoignant de l’importance que nous accordons à la qualité des services offerts.

Si vous répondez aux critères d’admissibilité et que vous souhaitez devenir responsable de ressource non institutionnelle, veuillez communiquer avec le secrétariat de la Coordination des ressources non institutionnelles du CRDI de Québec. Si votre offre de service correspond aux besoins de notre clientèle, une démarche d’évaluation sera alors entreprise.

Contact :
Secrétariat
Coordination des ressources non institutionnelles
CRDI de Québec
Tél. : (418) 683-2512, poste 2035

Dernière mise à jour : 2012/02/06 | Conception web Chalifour